Le beau dimanche

Publié le par Pi_ro_94

C’était un dimanche d’avril, beau

Comme un de juillet. Une lumière

Pure et bleue, nullement printanière

Tombait sur le jardin sec et chaud.

 

Un lumière pure et bleue tombait,

Rougissant un arbre de Judée,

Plusieurs lilas très malins cachaient

Dans l’ombre d’un tilleul leurs  ramées

 

Pleines de fleurs mauves et blanches.

C’était un dimanche d’avril, beau

Comme un de juillet. Et sous les branches

J’avais abandonné mon vélo

 

Pour avec toi, Aurelia*, parler

De tout et de rien dans le silence

Du jardin. Oui, pour avec toi, parler

Sous les fleurs écloses en avance

 

Dans le grand marronnier qui bien haut

Montait sa belle et jeune ramure

Tandis qu’autour d’un bon expresso

Nos âmes admiraient la nature.

 

C’était un dimanche d’avril, chaud

Comme un de juillet et, vers le soir,

Chagrinée du triste désespoir

De tes fleurs meurtries d’un temps si beau,

 

Tu t’es levée, bonne jardinière,

Afin de rafraîchir leur douleur

Par de l’eau servie avec douceur

Même aux arbres tout cernés de lierre.

* : j'ai changé le prénom pour celui d'une des "filles de feu" de Gérard de Nerval

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Tibicine 13/08/2009 19:01

c'est tout simplement joli, Tibi

Ornella71 11/08/2009 20:52

Bonsoir Piro, contente de te "revoir" ...Un texte doux comme une sérénade avec un point commun pour Nerval, sans doute!

Brigitte Lascombe 06/08/2009 08:47

C'est très rafraichissant cette douce lumière fleurie qui tombe du ciel comme "s'il en pleuvait".
Merci pour ton passage sur mon blog et bon retour de vacances.A bientot!