De Pau à Barcelonne (suite 7 : de Ainsa à Gaus)

Publié le par Pi_ro_94

Je repars d'Ainsa le lendemain matin après avoir pris le "desayuno" et quelques photos de la vieille ville. A cette époque je n'avais pas d'appareil numérique mais un appareil compact "argentique"  était-ce encore le Minolta ou bien l'avais-je déjà remplacé par un appareil Canon ? Je ne me rappelle plus. En tout cas je faisais toujours attention de ne pas l'oublier en le rangeant toujours soit dans la sacoche de guidon, soit dans mon sac à dos. Les randos en vélo tiennent un peu  du rite. On refait tous les jours les mêmes gestes ou presque mais ce sont des gestes différents de notre vie habituelle. ils sont orientés par le voyage. Déjà on se couche et on se réveille dans une chambre différente presque chaque jour. Ensuite en me levant le matin je vais tout de suite faire ma toilette puis je vais prendre le petit déjéuner alors que chez-moi je fais le contraire.  La plupart du temps pour prendre ce petit déjeuner je ne m'habille pas en cycliste. Je retourne donc dans ma chambre, je me brosse les dents, enfile ma tenue cycliste, range toutes mes affaires d'abord dans les sacs en plastique pour les mettre à l'abri de la pluie, puis dans les sacoches. Je cherche à les équilbrer à peu près. Si la journée s'annonce ensoleillée j'enduis  de produits solaires toutes les parties de mon corps qui seront exposées : visage, cou, bras, jambes. Pour le visage j'insiste sur le nez, pour le cou c'est surtout la nuque et les côtés qui sont protégés par la crème ou le lait. Tout cela fait je remplis mes bidons d'eau. S'il reste de l'eau, je vide la vieille eau et  la remplace par de l'eau la plus fraîche possible. En général l'eau coule fraîche le matin mais je peux remplir plusieurs fois mes bidons pour que l'eau que j'y mets ne se réchauffe pas au contact d'un bidon chaud. J'en profite pour boire encore et encore afin d'être le plus hydraté possible lors du départ. Après c'est le départ, je paye la note de l'hôtel comme tout voyageur mais au lieu d'aller reprendre la voiture ou de courir prendre un train, je récupère ma bicyclette et je charge mes bagages, je n'ai pas d'ordre vraiment précis mais tout doit être solidement arrimés. Cela dépend de mon type de sacoches. J'en ai usées plusieurs au cours de mes randos et de tout type : avec courroies, avec clips et courroies, avec clips et ressort à crochet, avec velcro, chaque sacoche séparée ou sacoches se tenant. La règle de bon sens et de moindre effort c'est de charger un côté puis l'autre.carte-ainsa-graus.jpg

 

Lors de cette neuvième journée depuis mon arrivée à Pau, j'ai rejoins la ville de Graus. Comme je l'ai indiqué dans mon carnet ce fut une petite journée de vélo mais qui nécessita quand même quelques efforts. J'ai d'abord eu droit à quelques routes défoncées par les travaux notamment sur la fin du Collado de Foradada. Un petit col assez pénible à gravir en raison des longues lignes droites qui n'en finissent pas de monter vers le ciel et dont on croit ne jamais voir le bout et en plus pas une ombre et le soleil qui tape comme un marteau. Je grimpais donc cette Foradada chaque coup de pédale après chaque coup de pédale, sans repère car le paysage semblait toujours le même. La route, la route, toujours la route : avançais-je ou reculais-je ? Il fallait que je me retourne pour voir le bas de la pente s'éloigner : je n'étais donc pas immobile comme la flèche de Zénon et j'allais de l'avant. J'y puisais une nouvelle énergie. Heureusement c'est le pied de ce col qui est le plus dur. Trois à quatre kilomètres un peu difficiles et puis la pente s'atténue mais c'est là que des travaux de voiries étaient en cours. Le début de la descentre fut terrible sur cette route en chantier, boueuse et pleine de trous où des ouvriers m'arrêtaient d'un signe pour laisser passer des camions. Heureusement le chantier n'allait pas jusqu'en bas du col et la route redevint fun avec de belles descentes où je glissais tranquillement.

 

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Après la route est plutôt facile avec de longs faux- plats descendants et quelques petites remontées.  La route suit une rivière qui passe dans un paysage de western. Seul le vent était un peu génant et cette chaleur orageuse qui vous assèchait la bouche Je me souviens de m'être arrêté dans un bar, pris un coca et demandé au patron de me remplir les bidons avec de l'eau.

 

J'ai déjeuné sur le pouce à côté de la rivière et  j'y suis resté un certain temps pour me reposer et avant de reprendre la route, je me suis baigné puis séché au soleil. Je n'étais pas le seul à me baigner à cet endroit où un magnifique pont en ogives enjambait le rio. De-Ainsa-a-Graus-2.jpg

 

Après la route ne fut plus très longue jusqu'à Graus ou j'arrivais vers 15 heures. Arrivé à l'hôtel je pris immédiatment une douche puis descendit au bar me désaltérer et compléter mon maigre repas d'un "postre ruso". Une fois remonté dans ma chambre je me suis assoupi. Au réveil j'ai regardé la cate, imagiant la prochaine journée et, pensant qu'elle serait longue, je m'en effrayais un peu, réfléchissant à peut être changer de direction

 

La ville de Graus possèdent quelques façades de maison très belles, notamment sur la Plazza d'España.

Mes photos ne vous en donneront qu'un petit aperçu. Vous pouvez en voir d'autres sur internet et notamment sur Wikipédia où j'ai appris que le site était occupé depuis le paléolithique. Aujourd'hui c'est une petite ville de la province de Huescas dans la Communauté  autonome d'Aragon. Je n'ai donc pas quitté l'Aragon depuis que je suis rentré en Espagne.

Graus

 

 Les habitants de Graus parlent, parait-il, un dialecte local dérivé de l'Aragonais. Je ne m'en suis pas aperçu mais mon dialecte espagnol très personnel ne me le permettais pas .

   

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Publié dans Récits de voyages

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