Paul Valéry

Publié le par Pi_ro_94

Avant d'en terminer avec "Ebauche d'un serpent" quelques mots sur l'auteur Paul Valéry.

Quand Paul Valéry naît à Sète le 30 octobre 1871 d'un père d'origine corse et d'une mère gênoise, Arthur Rimbaud à 17 ans. Il commence ces études chez les dominicains, les poursuit d'abord  au collège de Sète puis au lycée de Montpelier. En 1889 il entame des études de droit et publie ses premiers poèmes dans le style "symboliste". En 1892, dans la nuit du 4 au 5 octobre il connaît, alors qu'il se trouve à Gênes, une crise existentielle qui le décide à "répudier les idoles de la littérature, de l'amour et de l'imprécision" pour se consacrer à ce qu'il appelle "la vie de l'esprit". Pour Paul Valéry, cette nuit est vraiment une nouvelle naissance. Il ne cessera jusqu'à sa mort de s'astreindre chaque jour jour au petit matin à noter ses réflexions dans les Cahiers qui ne seront publiés que tardivement ou de manière posthume. Sa méfiance à l'égard de la philosophie et de son vocabulaire métaphysique l'apparente aux penseurs de l'Ecole de Vienne et à Wittgenstein.

Sa poésie est fortement influencée par celle de Mallarmé dont il est un fervent admirateur. A la mort de celui-ci, il devient silencieux pendant 17 ans avant  de, encourager par Gide,  republier des poésies (la Jeune Parque -1917). Suit le Cimetière marin (1920) et un recueil, Charmes en 1922. C'est dans ce recueil qu'est publié "Ebauche d'un serpent". Georges Brassens est né, à Sète lui aussi, en ocobre de l'année d'avant.

Il meurt le 20 juillet 1945, depuis longtemps couvert d'honneurs et immensément célèbre. Après des obsèques nationales, à la demande de Charles De Gaulle, il est enterré à Sète dans le fameux cimetière marin.
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Tibicine 24/01/2010 07:53


Bonjour Piro...Je suis tout à fait d'accord avec l'auteur qui dit qu'il faut se méfier de la philosophie et des courants d'idée véhiculés par les artistes...Je suis évidemment pour le libre
arbitre, et je crois que l'appartenance influence de façon négative notre capacité d'analyse...Je crois qu'une vraie solitude s'impose pour nourrir sa créativité...bon dimanche à toi, Tibicine