Nuit d'été en ville

Publié le par Pi_ro_94

On peut connaître tous les jours cela.

Il suffit d’être un peu inattentif.

Cela vous vient alors comme une surprise

Vous levez le nez d’un livre et déjà

Dans la fenêtre la lumière décline

Et votre regard soudain attiré

Voit, dessinées au ciel, des ombres chinoises ;

Seul un coin jaune  au-dessus des ardoises

Rappelle le soleil qui a brûlé

Tous le jour les arbres, les murs et l’air,

Tandis qu’un bleu plus sombre cherche à naître.

 

Ces ombres vous connaissiez leur couleurs

Quand le soir ne les avait pas volées

 C’étaient, des maisons, les briques rosées

Le vert des arbres et le rouge des fleurs.

Et puis sans que vous l’ayez vraiment senti

Soudain tout est noir, le jour s’est éteint

Et la nuit allume d’autres lumières

Qui laissent de l’ombre dans les jardins

Désormais  enfermés et solitaires

 

L’oreille aussi s’affine, vous entendez

A travers la fenêtre les voix basses

Des conversations  de clients attardés

Qui prennent le frais en terrasse.

Publié dans Poésies

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

Kristen Chaman 18/08/2018 10:25

Belle prose qui décrit le ressenti d'un lâcher-prise afin d"être en symbiose avec son environnement. ;)

piro 18/08/2018 21:21

Merci de ton passage et de ton commentaire.