Voyage dans les vallées du Lot et du Célé

Publié le par Pi_ro_94

Ce n'est pas la première fois que je voyage dans le Quercy et les Vallées du Lot et du Célé ou que j'y passe en revenant de l'Aveyron ou de Lozère. Il faut dire que le Lot est la deuxième plus longue rivière dont le cours est entièrement en France. Il traverse 5 départements et trois régions depuis sa source située dans le massif des Cévennes et le département de la Lozère. Il traverse donc la Lozère, l'Aveyron, le Cantal, le Lot et le Lot et Garonne avant de se jeter dans la Garonne à Aiguillon et les régions Auvergne-Rhône-Alpes, Occitanie et Nouvelle Aquitaine. Son dénivelé depuis sa source à sa confluence avec la Garonne est de 1249 m. J'ai bien dit rivière et non pas fleuve car le fleuve le plus long est la Loire, on apprend cela dès le primaire.

La partie que j'en ai visitée se situe entre Cahors et Figeac mais commençons par le début du voyage que j'ai effectué en train depuis Paris par la gare d'Austerlitz, le reste je l'ai effectué en vélo.

Le train est parti à l'heure, je ne me suis pas trop préoccupé du paysage au départ m'étant rapidement plongé dans la lecture du Canard Enchaîné. J'ai juste remarqué qu'on passait à Ivry en apercevant une grande fresque murale Street-art que j'avais photographiée quelques jours avant.

Et puis après la gare de Vitry qui est arrivé très vite. Peu après 13h j'ai déjeuné de deux sandwichs préparés et d'une orange. C'est à ce moment que j'ai commencé à prêter attention au paysage. Le train passait dans une plaine avec peu d'arbres et des champs qui semblaient s'étendre à l'infini, coupés de quelques bosquet, quelques routes et quelques villages. Un moment j'ai aperçu une éolienne qui dépassait entre les maisons d'un village. En réalité elle était située en périphérie et c'est par un effet d'optique qu'elle parut un moment être au milieu de ces maisons et elle n'était pas seule. J'en ai d'abord compté rapidement une dizaine puis tandis que le train continuait de filer dans cette campagne pleine aussi de pylônes et de lignes électriques j'ai dû en compter au moins une vingtaine avant d'atteindre un nouveau village plus petit celui-ci. Puis survint un paysage nettement plus boisé, on traversait une forêt, enfin il prit un peu de relief avec des champs en pentes enserrés par des bois et de loin en loin des éoliennes continuaient de l'animer en brassant le ciel de leur pales géantes. Celui-ci restait gris et nuageux. Il y eut un premier arrêt à Châteauroux. On ne s'y est pas trop attardé et comme c'était une petite ville, quand le train est reparti, il a eu tôt fait d'être dans les faubourgs composés de pavillons bas entourés de jardins. Après ce fut à nouveau la campagne française très verte en cette saison. Les champs n'étaient plus ceux immenses de la plaine, il fallait au contraire les deviner à travers les bois qui formaient une haie plus ou moins épaisse à la lisière de la ligne de chemin de fer. Le deuxième arrêt arriva vite, Argenton sur Creuse. Après toujours la même campagne verte et boisée, quelques villages aperçus, une ferme isolée, des vaches paissant dans un champ, une rivière et puis le troisième arrêt déjà, La Souterraine. Cela me rappela le jour où il faisait si beau et où je descendis à cette gare alors que mon billet était pour Limoges. C'était le prochain arrêt et avant celui-ci un type assez costaud  s'est levé, cheveux courts, barbe de prophète, portant un teeshirt rouge barré en blanc de l'inscription "Super Héro", il descendit un sac du porte bagage et se rassit en attendant l'arrêt. Pendant qu'un train TER entrait en gare , le train est reparti et juste à ce moment un autre homme s'est levé, même taille que le premier mais plus mince et imberbe, teeshirt noir avec l'inscription en blanc aussi "Paris Surfin" puis trois gars de la sureté ferroviaire sont passés et repassés dans le wagon et une annonce a été faite comme quoi un service de boisson et de restauration passerait une dernière fois dans les voitures de première et de seconde classe avant de descendre à la prochaine gare. Je regarde ma montre il est 16h07, il reste encore 2h20 de trajet. Je me replonge dans le Canard. C'est à Brive que j'ai levé les yeux de cet hebdomadaire satirique. Des éclaircies se dessinaient dans le ciel , les quais et les murs vibraient sous un soleil encore timide. Une annonce est faite comme quoi le train est en avance et qu'on va devoir attendre l'heure de départ prévue,17h17, soit une dizaine de minutes. Le wagon s'est quasiment vidé. Le reste du voyage s'est fait dans un relief nettement plus accentué, le train passant dans de nombreux tunnels et les nuages revenus semblaient avoir gagné la bataille contre le soleil. Le monde était fait désormais de collines vertes et boisées s'étendant jusqu'à l'horizon ou le cachant, de champs où régnait un vert tout aussi intense et profus et parfois un village animant d'un peu du rose  de ses toits cette immensité verdoyante avec quelques fleurs jaunes jouant avec eux en duo. Arrêt à Gourdon, je n'ai pas remarqué l'arrêt à Souillac, me serais-je endormi un instant. Enfin Cahors terme de mon voyage et terminus du train. J'ai tout le temps pour descendre mon vélo et mes bagages, les arrimer puis filer à l'hôtel où je suis déjà descendu. Pourtant je suis surpris de le trouver si près de la gare. Après mon installation, j'allume la télé, je regarde les informations régionales, la météo et j'attends l'émission Tout le sport, mais les pubs se succédant, je me suis agacé, j'ai éteint et je suis parti dîner en ville.

J'ai jeté mon dévolu sur le bistrot Gambetta. Un repas tout simple. Le poisson du jour, un brosme puis une assiette de fromages, une carafe d'eau et pour finir un café.  Je sors à la nuit et fait un petit tour dans le vieux Cahors et ses ruelles 

Statue de Gambetta et fontaine de la Paix
Rue du vieux Cahors, la nuit
Autre rue de Cahors, la nuit
La grille aux glycines

 

Jean-Jacques Chapou, alias Capitaine Philippe, alias Commandant Kléber, héros de la résistance
La cathédrale Saint-Etienne, la nuit
Façade de la cathédrale Saint-Etienne de Cahors

Après en rentant à l'hôtel, je suis passé rendre une visite au Pont Valentré, l'un des symbole de Cahors.

Le Pont Valentré, la nuit

 

Vignes et buvette

Pendant cette promenade nocturne, il s'est mis à pleuvoir finement. Rien de méchant mais j'ai dû sortir mon k-way. Arrivé sur le Pont Valentré, la rivière était invisible dans le noir mais j'entendais ses eaux grondées. Je sais qu'il y a un léger dénivelé juste en aval du pont et que les eaux s'y écoulent avec une certaine force.  Avant ce dénivelé c'est un miroir et après la rivière gronde et s'agite avant de redevenir lisse. Je voyais tout cela avec le souvenir.

 

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Sedna 14/05/2019 07:51

J'aime beaucoup le Lot, un territoire dont on parle peu et pourtant ,ses bastides , ses paysages sont superbes . Merci de ce récit ..

Piro 14/05/2019 10:07

Merci Sedna, mon récit ne fait que commencer.