La course du mobile et du coeur

Publié le par Pi_ro_94

Le mobile de Calder tourne sur lui-même,

Plaques de tôle colorées, morceau de bois,

Ficelle et fil de fer, mouvement qui sème

Ses ombres, s’abaisse et renait fidèle à soi,

 

Encerclant le vide et l’habillant de couleurs,

De formes et de vent. Ainsi va dans l’espace

Sa course fluide, au-delà du temps et sans heurt.

Etrange et belle abstraction de la vie qui passe.

 

Suspendus au bout de son fil, le cœur n’a pas

Cette patience et cette lenteur, il exige,

Son mouvement heurte dans les do et les la

La musique des désirs et des larme s’y figent.

 

On peut alors souvent entrer en solitude

Et tenter d’oublier les regards de l’absent.

Envers ses intermittences quelle attitude

Prendre pour que la vie reprenne son élan ?

 

Comme un mobile être  le plus fidèle à soi,

Embarquer sur la frégate ailée des voyages,

Rêveur, suivre dans le ciel l’argent des nuages

Et partager entre amis l’étoffe des émois.

Publié dans Poésies

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tilk 02/07/2019 22:13

j'aime !!!
amitié
tilk

Sedna 01/07/2019 11:44

J'aime beaucoup cette invitation sur la dernière strophe..merci d'avoir signalé la coquille sur mon texte.