Réminiscence

Publié le par Pi_ro_94

 Encore un vieux poème sorti de mes archives et remodelé

 

Ô rêve rouge et blond tu n’es plus maintenant

Qu’un songe fané et tes lueurs opalines

Volent dans l’air, formes vagues et sibyllines

Aux teintes estompées comme les revenants,

Messagères livides d’un amour défunt.

Mais tu étais alors dans le jour déclinant

Une aimable vision au charme surprenant,

Soleil répandant ses sourires de satin,

Enveloppée du feu d’une robe pourprine

Que toujours le soir je guettais sous tes fenêtres

L’âme pleine d’élan et de baisers à naître.

Je t’amusais, n’est-ce pas, belle enfant mutine ?

Moi, gamin, je prenais dans tes beaux yeux rieurs

Où dansaient d’imaginaires plaisirs, le quart,

Comme un gentil mousse qui a donné son cœur

À sa belle. Un cœur aux silences bavards

Dont tu étais la capitaine un peu perverse.

Je te cherchais, je te trouvais, mais je n’osais

Aller trop loin et toi aussi tu hésitais

Devant les douceurs de l’amour et ses traverses.

D'après une oeuvre de Micao Kono

 

Publié dans Poésies

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Sedna 28/12/2019 14:44

La nostalgie ne se fane pas..Elle est en nous et nous porte.

Piro 28/12/2019 23:08

Non je ne pense pas qu'il faille y voir de la nostalgie. Le retour sur le passé n'est pas forcément nostalgique Maintenant si ça donne cette impression c'est que peut-être il y en une once.