Noctambule ivresse

Publié le par Pi_ro_94

Dans le parc qu’obscurcit la nuit

Les arbres enfermés  exhalent

Un parfum  sauvage qui fuit

Vers le ciel aux étoiles pâles

 

Et vers la brillante Vénus.

Douces effluves que je capte

Délicieusement comme un plus

Inattendu , un tendre rapt

 

Qui me délivre des tristesses

De l’heure et de l’enfermement.

Je retrouverai cette ivresse

Un peu plus tard  en revenant

 

De mon bref parcours dans la ville,

Un peu atténuée par les  vents

Endormis  que le ciel distille

Dans ce noctambule printemps.

 

Publié dans Poésies

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Betty... 18/04/2020 07:06

C'est un beau poème d'une délicate tristesse , qui est là digne je dirai , j'aime beaucoup..

Piro 18/04/2020 21:45

Merci, Betty de ta visite et de tes appréciations. Ce confinement est parfois un peu pesant. Ne pas voir ses amis, sa famille, faire toujours les mêmes balades autour de chez soi, ça va un moment .

Sedna 15/04/2020 11:32

Le ciel nous permet l'évasion, je le contemple souvent lorsqu'il est clair et que les constellations allument leurs bougies.

Piro 15/04/2020 14:55

Le ciel nocturne parisien est trop lumineux pour qu'on puisse voir beaucoup d'étoiles même par temps clair.