Petite balade à vélo en Normandie (suite)

Publié le par Pi_ro_94

Le lendemain, le ciel était plutôt gris avec un vent plutôt de Nord-Est mais pas de pluie donc j'ai pris mon vélo et je suis allé me balader sans trop prendre de photos 

Plaine céréalière normande
Tracteur au repos

La moisson étant faite le tracteur se repose en plein champ. Je suis des routes que je connais. Je me laisse aller au plaisir d'une nostalgie vivifiante, recherche et afflux des souvenirs et surprise parfois de ne pas reconnaître telle ou telle maison, de les voir transformées ou habitées alors que la dernière fois elles ne l'étaient plus. De trouver les distances plus courtes ou plus longues que dans mes souvenirs.

Botte de pailles empilées

Comme cette chaumière. Sans doute la maison était déjà là mais refaite et avec un toit en chaume, ce n'est plus la même.

Verge d'or

Et je joue un peu au botaniste en cueillant mon herbier en photos. Là, c'est moi qui est changé ; avant je serais passé sans m'arrêter goûtant seulement le vent dans mes cheveux.

 

Une belle route droite dans la forêt de Breteuil
Fleur de murier
Un des étangs de Cintray

Au bord de l'étang les salicaires

Balancent leurs plumets mauves

Au vent qui rident les eaux vertes

Cirses des champs

Et vous beaux cirses des champs

Voila vos fins akènes blonds

Prêts d'être les fils du vent 

Fleurs de carottes sauvages (daucus carota)

Fleur de carotte sauvage

Tu hantes le bord des routes

De ton blanc et pur plumage

Patiences à feuilles obtuses

Patiences à feuilles obtuses

Me direz-vous ce qui cloche

Pour vous appeler Grande Doche ?

 Avez-vous par hasard des ruses

Qu'on trouve fort viles et moches ?

 

Certes, je suis plante toxique

Pour vous et tous vos animaux

Un peu comme la bleue colchique.

Aussi, si vous ne voulez maux

Garez vos bêtes domestiques !

Jacobée commune

J'ai l'air d'un essaim de soleils

Ne vous fiez pas à ma lumière

Ni à mon cœur couleur du miel

Car vraiment je suis délétère

Et ma beauté tombée du ciel

Est triste fleur de cimetière

Car tout mon corps est plein de fiel.

 

Sachez que je suis plus méchante

Aux animaux, morte et fauchée

Qu'emplit de parfums et vivante

Car la mort s'y trouve exhalée

En une saveur alarmante

Aussi les animaux qui la sentent

La fuit avec célérité.

 

A mes poisons pas d'antidote,

Jetez la paille où je me mets !

C'est connu depuis Aristote

Il ne faut jamais me croquer.

Plus on me mange, plus tout flotte

Dans le cerveau halluciné.

Oui me manger est chose sotte.

 

Pourtant quelques beaux papillons

Viennent se poser sur ce cœur

Méchant à tous les moucherons.

Ainsi va la vie : je suis sœur

Pour leurs belles ailes vermillon

 Et c'est hélas pour mon malheur

Car leurs chenilles me mangeront.

 

 

 

 

 

 

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C
bonsoir l me semble que les inflorescences de carottes sauvages et cultivées ont une fleur centrale de couleur foncée
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P
Picture's this, en fait<br />
P
Merci de votre visite. J'utilise le logiciel picture's tous. Et vérification faite sur Google les fleurs sont d'un blanc immaculé.
B
vous pédalez allègrement dans les mots, aussi
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P
Tant que ce n'est pas dans la semoule ça va. Merci de ta visite
S
Superbe nature même si tout n'est pas bon à croquer, tout est beau pour le regard .. bravo pour les poèmes qui tiennent éllégamment compagnie aux plantes
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P
Merci Sedna de ta visite et ton com sympa. Mais je crois que tu as marqué trop d'enthousiasme en mettant deux L a élégamment. Tu planais tant que ça ?
E
Je m'y connais mieux en oiseaux qu'en plantes sauvages. Bon après midi
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P
Je n'y connais pas grand chose non plus mais il y a des logiciels qui permettent à la fois de reconnaître les plantes et d'avoir des informations sur elles. C'est très pratique.