Te voilà...

Publié le par Pi_ro_94

 

Au détour d'une rituelle journée,

Balle oubliée dans les blessures,

Te voilà, Amour qui nous fait pleurer.

 

À pas de loup, chasseur blanc qui nous suit,

Tu sais bien derrière nos murs

Débusquer ce que nous avions enfoui.

 

Alors, de la forêt des souvenirs

Surgit, tel un cerf dédaigné,

Le stigmate amer des anciens désirs

 

Et dans le soir renversé et martyr,

La ville pleure soudain saignée

De ses faux espoirs et de son avenir.

 

Au détour d'une rituelle journée

Te voilà, Amour qui nous fait pleurer.

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
E
De la tristesse en lisant ce poème... <br /> L'amour est là pour apaiser et peut-être guérir !<br /> Bonne fin de dimanche avec le soleil revenu chez nous.
Répondre
P
Oui, c'est ce qu'il devrait être et n'est pas toujours, ni si souvent.
E
Très joli poème, un peu mélancolique
Répondre
P
Merci ecueuilbleu de ton passage. Je ne dirais pas qu'il est mélancolique. Triste et fataliste serait plus juste.
S
Je pense derrière tes mots au chasseur, à la bête traquée, à l'enfouissement de vieilles blessures, tout un tas d'émotions peut-être guéries par l'amour..
Répondre
P
Oui, il y a de cela. C'est l'ambiguïté de l'amour, sa fatalité.
H
Très joli poème, Pierre ! Simple et beau.
Répondre
P
Merci Hayat. Un vieux poème qui date au moins de 1999, car c'est la date qui figure sur l'illustration.
P
Un vieux poème qui date de 1999 au moins, car c'est la date qui figure sur l'illustration