Concours L'an 25 des siècles du Verbe Poaimer : le palmarès
Le Verbe Poaimer organisait ce samedi 11 juillet la remise des prix de son concours 2025
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Comme vous pouvez le voir dans cet édito, le concours organise trois prix. Je commence par le premier cité :
Prix des Poèmes hommages 2025 :
Dix-sept auteurs ont participé à ce prix, ils ont envoyé 26 poèmes et rendu hommage à 22 personnalités.
Le palmarès de ce prix est long comme le bras. Je ne le citerai donc pas en entier, ne vous informant que du podium en commençant par la troisième marche, occupée par deux poètes.
3ᵉ prix ex aequo : Pierre TAILLADE (mézigue) pour : 1725 : "Naissance de G. G. C." et Sharon DESLIGNERES pour : Après la pluie.
1725 : Naissance de G G. C.
N’étant rien, j’ai voulu être tout, sauf roi.
J’ai été comédien, espion, violoniste,
Écrivain, mathématicien, occultiste,
J’ai fait des dupes, on s’est servi de moi.
Mais, derrière ces masques, je suis toujours
Resté Vénitien, aimant dames et filles
En libertin que les jupons émoustillent,
Chaque rencontre était occasion d’amour.
Cette philosophie m’a valu autant
De doux plaisirs que de méchants déboires.
J’ai dû fuir parfois sans avoir le pourboire,
Parcourant l’Europe en fougueux amant.
J’y ai rencontré tous les princes du monde
Et les philosophes Voltaire et Rousseau,
Tantôt riche, tantôt pauvre et sans trousseau
Gardant belle prestance et jolie faconde.
C’est ainsi que je trouvais toujours un lit
Où dormir et aimer, de soie ou de paille
Tous m’allaient après les douces passacailles,
Et je prétends y avoir été hardi.
En ma vieillesse pénible je restai seul,
Bibliothécaire dans un château sombre
De Bohème où me revinrent chaque ombre
De ma vie, l'écrivant, j’en fis un linceul,
Une épitaphe au Chevalier de Saint-Gall.
Vous l'aurez deviné, il s'agit du fameux Giacomo Girolamo Casanova, qui laissa son nom dans la langue de Molière puisqu'on on dit des coureurs de jupons qu'ils sont des Casanova.
Après la pluie (inspiration : Erik Satie 1866-1925)
Après la pluie aux gouttes cristallines,
Quand les cieux gris se teintent de pastel,
Chaque nuage, en vapeurs opalines,
Va retourner au néant immortel.
Les animaux sortent de leurs cachettes,
Pour aller boire et se désaltérer.
Depuis l'étable on entend les clochettes :
Bientôt dehors ! Fini de s'enterrer !
Le soleil brille, illuminant la terre.
Un pinson chante, épanoui, joyeux,
De son bonheur, n'en faisant pas mystère.
La vie est belle et le temps merveilleux.
À bas l'averse, enfuie à la sauvette.
Grâce à Satie, aimé de son public,
Dans l'univers, c'est maintenant la fête.
Merci encore au piano d'Éric.
Très ravissant poème en décasyllabes parfaitement classiques. Bravo à Sharon DESLIGNERES de Paris.