Joyeux pébrocs
Secs comme des coups de trique, les parapluies
Semblaient très près de la révolte quand soudain
Le ciel les délivra de cet ennui malsain,
Ils sortirent fringants des étuis noirs de suie
Et tout joyeux prirent l’averse et les crachins
Et l’eau perla sur leur étoffe sans qu’on l’essuie.
Ah ! l’aubaine que c’était pour eux, assoiffés
Qu’ils étaient depuis tant de jours et de nuits
Ils souriaient aux nuages, aux arbres décoiffés
Que le vent agitait. Oh ! Quel bel aujourd’hui
Sans ce soleil qui tant les avait étouffés.
Ils buvaient l’eau tombant des cent mille pertuis
Qu’ouvrait là-haut le dieu des pluies Quetzalcóatl
Ils l’auraient embrassé s’il était descendu
Avec ses ondines dans un beau duffle-coat.
Tel un serpent à plumes un peu inattendu
Tous l’auraient pressé tant il avait bonne cote
Auprès des pébrocs ce dieu aux pleurs épandus.