Méchant gamin
Dimanche, août en costume gris
Plane sur Paris
L’été un instant fait relâche,
Le soleil se cache
Pour mieux nous incendier demain,
En méchant gamin.
L’automne un jour l’attrapera,
En cage il finira :
Barreaux de pluie, prison-nuage
Et triste visage.
Plusieurs fois, il s’évadera,
On l’y remettra.
Prison de neige, c’est l’hiver
L’embastillé fier
Nargue le froid qui le rend pâle ;
La vie sans pétale
Lui est triste et mélancolique.
Mais pas de panique,
Le gamin reprendra bien vite
Sa place au zénith
Peignant d’azur le doux printemps
Pour l’oiseau chantant
Et les beaux lys si parfumés
Qu’il adore humer.
Pas sûr qu’il soit devenu sage
Et privé de rage.
Il aura plutôt médité
Des férocités
Neuves à délivrer plus tard
Pour nous rendre hagards.